zvezdoliki

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Les Lettres sont suspectes, moins que des cours de danse, mais plus que des leçons de piano

dimanche 11 mai 2008

J'aimerais partager le printemps avec quelqu'un, de Joseph Morder

Journal du printemps 2007 réalisé avec un téléphone portable, par Joseph Morder. Le film est tour à tour juvénile (l'appétit goulu avec lequel Morder filme un inconnu abordé sur le Point Neuf, beau comme un (bon) plan d'Eisenstein), ultrach***t (ne me demandez pas ce qui se passe pendant les séquences tournées au Moulin d'Andé, je n'en sais rien tant j'ai somnolé), potache (les petites chorégraphies autour des plantes du balcon, la sarkophobie tellement outrancière qu'elle en devient drôle), émouvant (le journal comme mémoire des morts), finaud (la (belle) actrice venue d'outre-balcon qui suggère que parfois, Morder pourrait arrêter de filmer), technologique (les caméras filmant les caméras qui filment les caméras....) et déprimant (la deuxième séquence avec Sacha - où l'on se dit que le cinéma fait parfois écran à la vie).

samedi 10 mai 2008

Affreux.

via ici

Quand un basson vient à bout d'une nuée de moustiques (trop fort)

Je lis ceci qui est bien vu dans Vignal au sujet d'un passage déjà évoqué de la 5ième de Sibelius:

"Les valeurs de notes diminuent et s'égalisent progressivement, ce qui transforme la couche thématique des cordes en un champ indifférencié sans mélodies ni rythme. Plus la musique s'anime au plan microscopique, plus elle devient statique au plan macroscopique! Pike compare ce processus annonçant la musique électroacoustique à l'effet visuel obtenu lorsqu'on observe une roue tournant de plus en plus vite (à un moment donné, la roue semble s'immobiliser) et Luyken à un effet de zoom. A cette couche de cordes puis à ce champ se superposent d'autres vestiges (...) énoncés d'abord de façon fragmentaire aux clarinettes et au premier basson affettuoso, et ensuite en une longue et sinueuse "ligne mélodique" avec chromatisme et syncopes au seul premier basson, lugubre puis patetico. Le champ de cordes évolue decrescendo jusqu'à la nuance piano (sensation d'éloignement) et la ligne de basson, simultanément, en crescendo jusqu'à un triple forte sur un mi bémol tenu (sensation d'approche). (....) La ligne thématique flottante, fantomatique et peu personalisée du basson solo risque d'abord de se faire absorber par le champ de cordes, quant à lui dépersonnalisé, mais contre toute attente elle sort renforcée de cette confrontation-coexistence. Tenu triple forte, le mi bémol de cette ligne parvient même à faire taire le champ de cordes." (c'est moi qui grasseye, plein de gratitude et de soulagement)

Plus loin, au sujet du sursaut qui suit, il écrit: "Frappée dans la sous-partie précédente d'inertie, comme en hibernation, la musique s'étire, comme un ours blanc au réveil".

Mon neveu:

Il est rentré chez lui en oubliant son médicament pour la mémoire.

vendredi 9 mai 2008

Cordero de dios, de Lucia Cedron

L'enlèvement d'un vieil homme auquel sa fille et sa petite-fille n'accordent pas manifestement la même valeur marchande. Mais la fille détient des informations sur le décès de son mari que la petite-fille ne connaît pas. On voit beaucoup la belle campagne des environs de Buenos Aires, vers 1980 et vers 2002. Le film - qui finit par se concentrer sur un agneau en peluche et une chanson émouvante chantée par un père et sa petite fille - manque parfois de simplicité dans ses allers et retours entre passé et présent.

Les citronniers, d'Eran Riklis

Une veuve palestinienne s'oppose à son voisin, le ministre de la Défense israélien, qui veut pour sa sécurité détruire son verger de citronniers. Une fable acide et tonique, qui n'épargne ni les Israéliens (un politique aux rictus à la Jack Nicholson) ni les Palestiniens (à peine mieux lotis avec un avocat sympathique mais immature et des parrains locaux qui régentent tout). Un film aux ambitions modestes, très réussi.

mercredi 7 mai 2008

ENCOOOOOORE un fâcheux avatar de Mai 68

Vu ce matin dans le métro: une veste de costume, mais à manches courtes. Ce concept innovant était porté par un quinquagénaire en train de lire la page Anciens combattants de Libé. Je rappelle pour les malbloguants que sur les manches courtes cravate au printemps, la référence canonique c'est incontestablement Traou.

Aaaaaah! Les coques d'escargot blanc! elles sont partout! c'est la fin du monde! convertissez vous!

mardi 6 mai 2008

Il est vraiment trop fort, mon neveu

Il a tout de suite vu que je cherchais à l'empoisonner avec de l'huile d'arachide périmée depuis 2005.

lundi 5 mai 2008

En très bref (parce que)

Fait la Mourre Nègre (mais pas la Mourre Libre ni la Mourre Vache). A ce propos (ou presque), je sais maintenant (presque) tout sur le retournement des morts à Madagascar. Sinon, la lecture de Rosen a une fois de plus shaké ma life illuminé ma vie ; il pense qu’il faudrait fusiller tous ceux qui jouent Beethoven trop vite (je simplifie mais bon en gros c’est ça l’idée), notamment les allegrettos comme celui de l’opus 54 (oui, il y a bien des scherzos qu’il faut prendre très vite, mais dans la catégorie allegrettos, c’est la sécurité routière s’impose). Je vous laisse, je suis très occupé (par mon neveu qui squatte et a faim, parfois (le con)).

jeudi 1 mai 2008

L'un contre l'autre, de Jan Bonny

L'histoire d'un policier plutôt courageux dans sa vie professionnelle qui se fait tabasser par sa femme, une grande perverse qui alterne le chaud (ces odieux Tu n'es pas fâchée contre moi ? tu m'aimes ?) et le froid, cherchant à provoquer une réaction qui ne vient pas. Vient le moment où le secret n'est plus possible. Un vrai film d'horreur, particulièrement pénible ... en particulier parce que cet homme à l'humeur égale est en plein déni, complètement aveuglé par ses sentiments pour sa femme (on a envie de lui crier, mais largue-la donc, cette peste). Curieuses réactions dans la salle (notamment quelques rires féminins mal venus - mais le film est tellement irrespirable qu'il est normal qu'il suscite quelques réactions nerveuses)

Le grand alibi, de Pascal Bonitzer

Un polar plutôt bien ficelé et bien joué (qui ne vaut peut-être pas Encore, encore que). Se méfier des italiennes, brunes brûlantes ou blondes à la voix douce, et éviter de passer le week-end chez un membre actif de la NRA. Beaucoup de fausses pistes, y compris cinéphiliques - Agathe B. dans le rôle de Patricia H., la fille futée (Maman, tu pourrais pas la fermer une seconde ta grande gueule ?). Suis furieux de ne plus réussir à voir Valeria Bruni Tedeschi autrement que comme la soeur de.... Lambert Wilson en assiette anglaise (pas sûr d'avoir compris l'expression, si quelqu'un peut expliquer, gné); Miou Miou très drôle en bourgeoise insupportable.

mercredi 30 avril 2008

On nous cache tout on nous dit rien

Un an que le dernier livre de Rosen est sorti et j’en entends parler seulement aujourd’hui, en écoutant ce matin Esparza à la radio. A propos, maintenant je sais avec quoi on peut faire rimer Drillon. "Comme à son habitude, Rosen dit tout et son contraire." J'hallucine.

mardi 29 avril 2008

Il faut savoir s'arrêter à temps

Moi: Tiens, la Fed envisage de rémunérer les réserves des banques commerciales.

Lui: Aoui. Et ils n’ont pas pensé aux pipes ?

Moi: Oui, mais les pipes de barbus … ça compte moins


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